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Les données de 2012 de l'Organisation de la Coopération et du Développement Economique (OCDE) et la Banque de l'Afrique indiquent que le taux de chômage chez les jeunes de 14 à 24 ans dans les pays d'Afrique du Nord est de 41%. Ce même rapport indique aussi que les économies de ces pays ont mis l'accent sur les secteurs où la qualification n'est pas une valeur. Pour ce faire, le rapport recommande d’encourager la création de petites et moyennes entreprises (PME).

L'Assemblée Locale et Régionale Euro-méditerranéenne préconise dans son rapport 2011 CDR 378/2011 aux acteurs œuvrant pour la promotion des PME, à encourager l'esprit entrepreneurial chez les jeunes qui constituent une grande partie de la population du sud de la méditerranée, et de cette façon on serait entrain de les aider à accéder au marché de l’emploi.

Le dernier rapport sur le Maroc (2009) du Global Entrepreneurship Monitor (GEM) déclare que la grande majorité des PME sont des entreprises familiales et peu diversifiées. Le niveau d'informalité entre elles est élevé, environ 50-60%, et plus des 3/4 des entrepreneurs n'ont pas terminé leurs études secondaires. Cela implique que 57% des entreprises récemment créées ne génèrent pas de nouveaux postes de travail. En outre, seulement 17% de ces entreprises offrent des produits ou des services innovants.

Selon le même rapport, pour combler ces lacunes et améliorer la survie et la qualité des initiatives entrepreneuriales à moyen terme, le gouvernement marocain devrait encourager l'activité entrepreneuriale parmi les segments de la population avec un niveau d’études supérieur. Cependant, et selon l'Association Marocaine des Droits de l'Homme, le taux de chômage chez les étudiants et les diplômés universitaires au Maroc est de 26,8%, « le taux le plus élevé dans la région ».

Le Gouvernement Marocain connaît bien la situation et son importance : le Ministre Marocain de l'Emploi, a déclaré le 3 juillet 2012, devant le Conseil Economique et Social des Nations Unies que « les autorités publiques sont obligées de redoubler les efforts pour faciliter l'accès à l'emploi aux jeunes ». Ceci se traduit donc en une série de mesures et programmes déjà existants au Maroc, comme le programme Moukawalati de l’Agence Nationale de Promotion de l'Emploi et des Compétences (ANAPEC). Cependant, ce programme est peu connu au sein de la population universitaire et il a peu de capacité d’accéder à tous les entrepreneurs potentiels qui, chaque année, terminent leurs études dans les universités du pays.

Au niveau universitaire, les initiatives jusqu’à présent développées dans le cadre des programmes tels que les Tempus, ont mis l'accent sur l'écosystème entrepreneur, mais elles ont oublié de l’alimenter avec des personnes motivées et qualifiées pour entreprendre.

De sa part, le Ministère de l’Enseignement Supérieur Marocain a créé le module « Culture Entrepreneuriale » dans les cursus académiques des universités marocaines. Le but est de stimuler l’esprit entrepreneurial des étudiants.

PRESENTATION GENERALE DU PROJET CADIZ VF